Contexte de l’industrie

Un moteur de croissance économique

Chaque litre de carburant renouvelable utilisé au Canada représente 1 litre de plus de carburant à base de pétrole que nous pouvons conserver ou exporter sur un marché international d’énergie en pleine croissance. Cela étend notre approvisionnement en pétrole naturel chez nous et renforce la réputation du Canada en tant que producteur et fournisseur d’énergie responsable.

Les investissements dans le développement de biocarburants fournissent un important retour sur l’investissement. La dernière évaluation économique estime que le gouvernement fédéral réalisera un retour net sur investissement de plus de 3,7 milliards $ sur leur engagement de 2,2 milliards $ en 2007.

Depuis lors, l’industrie des carburants renouvelables au Canada s’est agrandie à 26 usines de carburants renouvelables, qui ont fourni à ce jour plus de 5 milliards $ en activités économiques et 14 000 emplois.

Notre industrie continue à générer des avantages économiques annuels bruts excédant 3,5 milliards $ à l’économie canadienne. En outre, chaque année plus de 1 000 emplois sont créés – dont beaucoup dans de petites communautés rurales ayant besoin de bonnes opportunités d’emplois.

Avantages environnementaux réels

Le secteur des transports canadiens représente près du tiers du total national de dioxyde de carbone rejeté dans l’environnement. Il s’agit de la plus importante source d’émissions de gaz à effet de serre (GES).

Nous savons déjà que les biocarburants sont plus propres que le pétrole et le diesel. Comparés aux carburants à base de pétrole sur un cycle de vie, les biocarburants peuvent réduire les émissions de GES considérablement. L’éthanol réduit les GES à hauteur de 62 %, le biodiesel jusqu’à 99 % et les biocarburants cellulosiques jusqu’à 87 %. L’utilisation actuelle des biocarburants au Canada réduit les émissions de carbone de 4,2 mégatonnes chaque année — ce qui équivaut à retirer 1 million de voitures de nos routes. À des concentrations plus élevées, les biocarburants réduisent considérablement les toxines de l’air, les particules ultra-fines et d’autres émissions aéroportées nocives à notre santé et à notre planète.

Les biocarburants sont la source la plus propre et durable de carburant disponible. Plus nous utiliserons les biocarburants dans nos bassins de carburants nationaux, plus notre santé et notre environnement en bénéficieront. Accroître l’utilisation des biocarburants entrainerait des réductions de GES encore plus importantes que d’autres industries produisant énormémement de carbone telles que les transports, les mines et le développement des sables bitumineux.

À ce jour, la politique sur les biocarburants au Canada reste le seul outil politique efficace pour réduire les GES dans le secteur des transports. Il n’y a aucun obstacle technique à l’expansion des exigences d’inclusion du diesel renouvelable de 2 à 5 %. Ceci encouragera des investissements encore plus importants au Canada et dans notre nouvelle bioéconomie.

Construire la bioéconomie canadienne

La bioéconomie du Canada offre une occasion unique d’aborder les défis environnementaux interconnectés tout en réalisant une croissance économique durable. Avec les progrès importants déjà réalisés à ce jour, les producteurs de carburants renouvelables canadiens continuent d’innover et d’intégrer les technologies progressives dans leur entreprise. Les usines d’éthanol et de biodiesel d’aujourd’hui sont en voie de devenir les bioraffineries de demain.

Nos producteurs créent une grande variété de produits à valeur ajoutée à partir de matières premières conventionnelles en intégrant de nouvelles technologies de biotransformation de pointe dans leurs plateformes de production existantes. Ils résolvent d’un seul coup et avec efficacité plusieurs problèmes environnementaux en convertissant les déchets agricoles, les résidus forestiers et même les déchets solides municipaux en biocarburants cellulosiques. Tandis que d’autres débattent encore des nouveaux moyens de récolter les biocarburants, les producteurs canadiens sont déjà en train de le faire et de le faire bien. L’innovation est vraiment le moteur économique de notre future énergétique.

 

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